Biographie


Ayumi Hamasaki浜崎あゆみ

Nom: Hamasaki (浜崎)
Prénom : Ayumi (あゆみ)
Surnom : Ayu (あゆ)
Date de naissance : 2 octobre 1978
Signe astrologique : Balance
Lieu de naissance : Fukuoka
Taille : 1m56
Poids : 40 kg
Groupe sanguin : A
Mensurations : 80-53-82
Artistes préférés : Keiko (GLOBE), Rie Miyazawa, Seiko Matsuda
Acteurs préférés : Nicolas Cage, Rie Miyazawa
Films préférés : The bodyguard, Betty Blue, Leavin Las Vegas
Passe temps : Piano , Calligraphie, Dessin
Les personnes qu’elle respecte : Celles qui ont des choses qu’elle n’a pas.
Les personnes qu’elle déteste : Celles qui ne disent pas bonjour, Celles qui mentent.
Situation familiale : Mariée

 


 

Ayumi est l’un des piliers de la pop japonaise. Encore aujourd’hui, souvent considérée comme la reine de la J-pop et détentrice de nombreux records , la demoiselle squatte les  charts japonais depuis maintenant plus de 17 ans.
Diversité et contraste alliant qualité et productivité semblent être les maîtres mots de sa carrière, tout en affichant une image contrôlée à la perfection. Souvent prise d’assaut par les critiques pour son coté sulfureux, les années ont fait d’elle l’une des artistes les plus controversées et adulées du Japon.
Et pourtant ce petit bout de femme ayant dernière elle une enfance pas toujours très rose, doit son succès à son incessant travail, sa spontanéité, son charisme sur scène et la relation privilégiée qu’elle entretient avec ses fans réputés pour leur fidélité.
Petit résumé de la vie de mademoiselle Hamasaki peuplée de solitude, de victoires, de surprises et de musique…

 

Enfance…

Ayumi vécut dans une famille monoparentale à Fukuoka entourée de sa mère (qu’elle surnommera « mommy » à sa demande) avec qui elle eut une relation plutôt distante durant ses jeunes année et de sa grand-mère. Elle ne connut pas son père dont elle ne se souvient que très peu, elle déclare d’ailleurs ne pas vouloir savoir ce qu’il est devenu.

Ayumi eut une enfance perturbée, très tôt elle se sentit à l’écart des autres, n’arrivant pas à s’intégrer, elle resta seule durant sa petite enfance.

A l’aube de son adolescence comportement d’Ayumi changea radicalement, la petite fille discrète et solitaire se transforma en une ado « survoltée » : elle commença à se rebeller, à s’habiller d’une façon provocante, et délaisse définitivement les cours…. Elle et sa bande d’amis causèrent selon ses dires « quelques actes de vandalisme minimes » à Tôkyô.

Pour survivre Ayumi se lança désespérément dans la photo bikini, lui donnant le statut d' »idole ». N’y trouvant pas son compte et ne supportant pas l’ambiance et la compétition qui régnait dans ce milieu, la jeune fille abandonna rapidement.

Elle commença alors à errer et se retrouva plus ou moins malgré elle dans la comédie où elle eut quelques rôles dans des « drama » (feuilletons télé japonais), sept pour être exact dont le plus connu est « Nonage », et quelques films, sous le pseudo de « Kurumi Hamasaki ». Elle joua, sous le nom d’Ayumi Hamasaki cette fois, dans le film « grand de sable » primé lors de nombreux festivals internationaux. Elle étudiait au lycée qu’elle quitta bientôt pour se retrouver encore une fois dans la rue avec ses « amis », elle n’a alors que 16 ans et est revenue habiter avec sa mère.

Début de carrière

Le déclic de sa carrière fut alors sa rencontre avec Masato « MAX » Matsuura alors qu’elle passait ses journées dans les karaoké de Shibuya, il la remarqua grâce à sa forte personnalité et non pas avec sa voix encore immature.

Ayumi refusa dans un premier temps car elle ne voulait pas en faire son métier et rentrer dans le show business, dont elle garde un mauvais souvenir. De plus, Avex trax qui était à cette époque-là une jeune maison de disque, ne disait rien à Ayumi qui prit Matsuura pour un escroc.

Elle se laissa tout de même tenter car elle aimait chanter et n’avait pas encore trouvé sa voie.

Mais la méthode japonaise trop stricte et trop dure ne convenait pas à cette jeune fille encore rebelle. En 1995, Ayumi s’envola donc pour prendre des cours de chant aux États-Unis qu’elle n’étudia pas pour autant avec plus d’assiduité.

Pendant ce temps, Masato « Max » Matsuura la fera participer à un projet de DOHZI-T & DJ BASS , où elle composa avec ces derniers le single et le mini album « Nothing from nothing » qui passeront inaperçus et sont aujourd’hui très difficiles à trouver. Ce style « Rap/hip hop » (sortons les grands mots) ne convenant ni à l’un ni à l’autre fut vite enterré.

Ayumi enchaîna les émissions pour idole apprentie chanteuse et y gagnant un peu d’expérience.

C’est alors que Matsuura, à la lecture des nombreuses lettres qu’ils s’échangeaient, demanda à la jeune Ayumi d’essayer d’écrire ses propres paroles. Etonnée car c’était la première fois que l’on attendait quelque chose d’elle, elle s’y attela avec beaucoup plus d’assiduité cette fois. Cet exercice ne fut pas difficile pour elle, car bien qu’ayant du mal à exprimer ses sentiments par la parole, elle aimait le faire par écrit.

En 1998, Ayumi les bras chargés de textes, peut enfin entamer sa carrière aux cotés de son producteur. Son premier single s’intitulera « Poker face » mais atteindra seulement la 20ème place du top oricon (« Top 50 » japonais); meilleurs scores pour les singles suivants « for my dear », « trust » et « depend on you » qui arriveront à dépasser la 10eme place.

C’est alors que sort l’album « A song for xx », véritable merveille composée de 16 chansons toutes écrites par Ayu. Il est propulsé à la première place des charts et s’écoule à plus de 1 500 000 exemplaires.

Une étoile montante

Au fils des années, elle enchaînera avec LOVEppears en 1999 (vendu à environ 2 millions d’exemplaires) qui donne un tournant musical plus électronique et dont est extrait quelques uns de ses plus grands tubes : WHATEVER ou encore Boys and Girls.

Duty arriva en 2000 dans un autre style, avec l’arrivée d’un son plus rock et « mature » mais le succès est toujours là, et entre deux ou trois tournées, l’album cumule 3 millions d’exemplaires vendus.

La jeune Ayumi commence à prendre de l’assurance et sa carrière s’envole littéralement, passant du statut de simple idole à artiste respectée raflant de nombreux prix prestigieux.

En 2001, Ayumi, sous la pression de sa maison de disque, sortira précipitement son premier Best Of , A best . Épuisée, malade et mise sous pression face au duel Ayumi Hamasaki / Utada Hikaru monté de toutes pièces par les média, Ayumi pris cet album comme une invitation d’Avex trax à rendre son tablier et fut à deux doigts de tout plaquer… Mais face à l’engouement du public pour ce Best et ses derniers singles profilant un nouvel album, Ayumi se remit au travail.

La confirmation

I’am… fut une autre étape dans sa carrière à son apogée, elle composa entièrement les musiques de ce dernier sous le pseudonyme de Crea (nom de l’un de ses chiens), elle fut récompensée et applaudie pour son travail. Ayumi profondément touchée par les attentats du 11 Septembre de New York plaça cet album, l’un de ses plus personnels, sous le signe de la paix. Même si l’industrie du disque nippon subissait un début de crise , I’am… totalisa 2 300 000 exemplaires vendus.

Ayumi et compagnie

La particularité d’Ayumi est d’avoir su au fil des années regrouper autour d’elle une équipe très solide et très populaire auprès des fans , certains membre la suivant depuis ses débuts comme le populaire guitariste Yoshio Nomura et le bassiste Enrique.

Danseurs , choristes, musiciens et même photographes, Ayumi fonctionne à l’affectif, affiche ses amitiés et soutient publiquement les différents projets solo de son équipe : elle n’hésite pas à leur laisser la scène pendant ses tournées, soutient financièrement leur projet et les promeut sur les réseaux sociaux.

 

Du coté musical

Ce qui caractérise la musique de mademoiselle Hamasaki, c’est la diversité de ses styles : Pop, ballade, rock, léger RnB, dance et électro, elle a su tirer parti de ces différentes musiques pour s’en constituer une unique.

Alors que A song for xx restait très simple et enfantin dans la mélodie, au fil des années les albums se suivent et ne se ressemblent pas: le coté dance de LOVEppears, l’arrivée des guitares électriques dans Duty qui se confirmera dans I’am, le RnB de rainbow puis le retour vers un son plus rock et sombre dans My story et qui semble se confirma avec (miss)understood, même si la pop fait un retour fulgurant au fil des singles.

En plus d’écrire la totalité de ses paroles, il arrive à Ayumi de composer (sous le pseudonyme de CREA). C’est avec I’am qu’elle commencera cette nouvelle expérience en composant tout l’album (avec l’aide de DAI), ce qui se ressent : plus acoustique, il en ressortira ce qui sera l’un de ses albums les plus personnels.

D’année en année, ce phénomène se fait de plus en plus rare mais CREA continue à apporter sa touche personnelle dans tous les albums sans exception depuis 2001.

 

La polyvalence avant tout !

Chacun sait que popularité et succès permettent de dériver vers d’autres domaines, et dans cet exercice Ayu est une vraie touche à tout !

C’est en 2002 que commence sur FujiTV une nouvelle émission musicale dont Ayu assurera la présentation et bien plus, j’ai nommé Ayuready? Pendant environ deux ans, et sur 74 émissions, des invités plus prestigieux et divers les uns que les autres. Comiques, acteurs, réalisateurs (Takeshi Kitano lors d’une courte interview) et artistes tels que Hitomi Shimatani , ELT ou Dragon Ash, se succédèrent donnant lieu à des duos et des délires en tous genres. Musique et humour ont fait le succès de cette émission. L’audience s’essoufflant quelque peu, il fut décidé de mettre un terme à cette belle aventure en 2004.

Ayumi, en tant que reine de la mode, se devait en plus d’imposer son style en dessinant même quelques modèles pour certaines marques comme MTRLG, collaborant avec des marques de cosmétique, de bijoux ou de même de lentille en y imposant sa patte.

Bien qu’Ayumi abandonna très vite son métier d’actrice, cela ne l’empêchera pas de côtoyer de nombreuses fois les plateaux de tournage. Entre publicités et clips, elle fut également l’actrice principale de deux courts métrages, l’un en 2002 réalisé par le très célèbre (et défunt) Isao Yukisada : Tsuki no shumizu (qui servit de thème au clip voyage) et l’autre, « Distance Love » tournée à Hong Kong en compagnie du célèbre acteur Shaw Yue en 2007 .

A noter que contrairement à beaucoup de chanteuses, Ayumi ne tourne aucun drama en parallèle de sa carrière musicale.

Et maintenant ?

L’après memorial address en 2004 marque la lente descente de la chanteuse, les singles n’atteignent plus les 100 000 exemplaires vendus, sa cote de popularité n’est plus écrasante, son impact médiatique très amoindri, et ses productions trop inégales. Point positif, ses places de concerts s’arrachent, les sorties s’enchaînent, les records aussi. En 2007 sa première tournée asiatique fait lumière sur son influence à travers le continent. Pilier historique de la musique japonaise, la demoiselle compte à présent sur sa très solide et fidèle fanbase pour assurer ses arrières et continuer son petit bonhomme de chemin.

Figure de proue de la scène pop Japonaise, star incontestée mais controversée, à chaque nouvelle sortie tous annoncent sa mort et clament haut et fort que son avenir est sombre… Mais qui nous revoilà? Ayumi toujours dans la course, et si son temps est aujourd’hui révolu, il me semble impossible que ce petit bout de femme tombe dans les oubliettes des esprits japonais, c’est bien l’empreinte d’une star, d’une artiste…