Interview A song for xx (1998)

(Je ne sais malheureusement pas d’où est extraite cette interview réalisée à l’occasion de la sortie de A song for xx , son premier album, fin 1998)

Voulez vous bien nous dire le sens du titre de votre album “A song for XX” ?

Ayumi : Le « A » dans « A song for XX » est le même A que dans Album et que dans « Ayu ». Et pour le « XX », l’auditeur peut mettre sa chose préférée, le nom de la personne qui lui est chère, un truc comme ça. Tout ce qui compte c’est que l’auditeur puisse s’imaginer quelque chose dedans. Pour moi il n’y a qu’un seul sens à ce « xx ». Mais puisque tout ceux qui l’écouteront pourront y mettre différentes idées, je ne voulais pas limiter la définition de « xx » par un sens qui m’est propre, chaque personne peut donc y mettre un sens plus facilement.

Quand avez-vous commencé à enregistrer l’album ?

J’ai commencé en Septembre

Mais avant ça, vous avez été très occupée par la sortie des singles n’est ce pas ?

Ouais, nous avions décidé de sortir les deux singles « For My dear… » et « Depend on you » pendant l’enregistrement, ils ont donc été enregistrés parallèlement à l’album.

Votre emploi du temps a du être chargé, enregistrer 16 chansons pour un travail total et incroyable de 70 minutes.

Je chantais « For my Dear… » à la télévision, j’enregistrais l’album, ensuite j’était encore et encore sur les plateaux télé avec « Depend on you ». C’était juste chanter, chanter, chanter tous les jours ! (rire) Pour le coup, sur certaines chansons ma voix « pique » un peu.

Vous avez pris le chant vraiment au sérieux, n’est ce pas également lourd engagement d’écrire toutes les paroles de l’album?

Est-ce que c’est vraiment quelque chose de dingue d’écrire autant ? (rire)

Votre album a des contributions variées d’auteur que vous avez pu rencontrer. Il y a des singles composés par des gens comme Yasuhiko Hoshino, par m.c.A.T le producteur des DA PUMP, Akio Togashi, Mitsuru Igarashi d’Every Little Thing…

Avec Iragashi et Togashi, nous n’avons pas eu besoin de faire les traditionnels « Hajimemashite, yoroshiku onegaishimasu », on se connaissait déjà, donc travailler avec eux a été facile. Mais je n’avais que d’idées préconçues pour les deux autres, donc ils avaient la pression de m’écrire des chansons qui ne « puent » pas. Quand ils m’ont donné les cassettes DAT (les démos de leurs mélodies) je ne pouvais pas les écouter au début. Même si une fois que je l’ai fait, une image était définitivement formée dans ma tête. Il y a des gens qui écoutent les compositions bien avant d’écrire les paroles, mais avec la musique de Igarashi et Togashi, je n’avais que la mélodie de base en tête pour écrire. Même après ça je ne voulais pas écouter la musique avant le jour de l’enregistrement.

En comparaison avec les interviews que vous donniez à vos débuts, maintenant vous donnez l’impression d’être plus sure de vous. Vraiment, votre croissance et vos changements cette année, votre expression naturelle et votre comportement, je pense qu’on le retrouve dans vos paroles et vos chansons.

Je pense aussi. Je pense que j’ai beaucoup changé. Il y a un an, je ne faisais pas confiance aux gens donc j’étais nulle pour leur parler, et je gardais mes distances en mettant un mur autour de moi. Mais maintenant, ça n’est pas que je peux dire « Je crois en vous, donc croyez en moi aussi », ça dépend des personnes, mais maintenant je suis capable de faire confiance aux personnes autour de moi à tel point que je peux dire « Si vous me trahissez, tant pis ». Je pense que ce sont les autres qui m’ont changé.

Après deux mois de singles, un album juste après ça, c’est un rythme très rapide !

Plonger dans ce monde, sortir un single tous les deux mois, j’ai fait cet album vite vite vite ! Parfois le quotidien devrait me tirer vers le bas ! (rire) Mais après que tout ça soit fait, les gens y croient, je pense qu’ils me soutiennent et je leur en suis reconnaissante pour ça. Mais je n’ai pas l’impression que moi-même, je fais de mon mieux. Tous ceux qui m’ont aidé on fait de « mon » mieux. C’est comme ça que cet album s’est construit.

Je suis sur que votre producteur Max Matsuura vous a donné beaucoup de conseils durant l’enregistrement. Puis je vous demander lesquels ?

Même si il dort souvent, sa bouche est tout le temps ouverte (rire) Qu’est ce que je vais dire ?? Il disait que c’était facile de chanter une fois que j’aurai été là bas et que je l’aurai fait. Il disait qu’il y avait des gens qui savaient déjà qui j’étais, et qu’ils pensaient déjà que je pouvais chanter ces chansons. Il pensait que je pouvais écrire des paroles, et que je pouvais chanter et effectivement J’ETAIS capable décrire, parce que mon producteur Max m’encourageait. « Tu peux chanter ! » « Tu peux écrire tes paroles ! » « Si c’est toi, ça peut le faire ». Il était capable de me dire « Tu peux vraiment le faire ! » et c’était la seule façons pour moi de le faire. C’est comme ça que ça a commencé, c’est la personne qui disait « tu peux le faire ». Avant ça, que ce soit au collège ou au lycée, la plupart des adultes me disaient « ne t’inquiète pas de ne rien faire, parce que tu ne peux pas le faire. » J’ai changé grâce à la manière dont ce producteur me traitait. Pendant l’enregistrement, même si il dormait, même si il ne disait pas un mot, je pense qu’il m’aidait parfaitement, je me sentais en sécurité.

Quand vous êtes entourée de ce genre de personne (ndl : comme ses professeurs), c’est plus à propos du travail que vous produisez que de vos capacités. Les chansons et les mélodies ont été choisies par vous ou votre producteur ?

Les chansons ont été d’abord triées par mon producteur. Dans un groupe d’une douzaine de chansons possibles, il en choisissait quelques une puis à moi de dire celles que je voulais faire. Etant donné qu’il voulait choisir les pistes en fonctions des paroles, il m’a laissé le faire. Quand le choix fut fait, la musique coulait de tels manière que ça racontait une histoire du présent jusqu’au futur. Mais il semble qu’un producteur type ne m’aurait pas laissé faire car la chanson « Present » est à la fin.

[Deuxième partie à venir…]

Traduction : Linza (merci de ne pas publier cette traduction avec ou sans crédit)